Comme un aimant : retour sur le film d’Akhenaton

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Comme un aimant : retour sur le film d’Akhenaton

Ce film du genre comédie dramatique réalisé par Akhenaton et Kamel Saleh est sorti le 31 mai 2000. Il affiche dans son casting les acteurs suivants : Kamel Saleh, Houari Djerir, Brahim Aimad et plus. Le long métrage tire son inspiration de la chanson l’Aimant, du groupe IAM. Celle-ci décrit la vie des jeunes dans un quartier à Marseille.

Présentation du film Comme un aimant

Une bande de jeune survit à leur galère au quotidien dans le quartier du Panier à de la cité phocéenne. Attirés « comme un aimant » à s’asseoir sur les bancs du quartier, leur existence heureuse est faite de petits vols minables, de sorties, de glande, de balades dans la rue ensoleillée.

Avis et critique du film Comme un aimant

Le film est d’abord une chronique d’ambiance, axée autour de Marseille. Les quartiers du sud de la ville, le quotidien morose de la troupe de jeunes et la spirale dans laquelle ils sont impliqués sont décrits d’une façon assez réaliste par les réalisateurs. Même si le film interprété par les rappeurs et les débutants relève de l’amateurisme, les spectateurs peuvent baigner dans cette ambiance du Panier. Les histoires de magouilles, les petits larcins, les brimades avec les flics, la drague sont au rendez-vous. Ces événements dans le métrage sont toujours d’actualité, que ce soit à Marseille ou ailleurs. Car les chômeurs, les exclus de la société, les copains à glander existent partout.

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En revanche, le talent des acteurs improvisés n’est pas au top, dévoilant ainsi tous les défauts d’une première œuvre. Cependant, certains acteurs sont plus convaincants que d’autres alors qu’Akhenaton en tête joue mal. Mais c’est côté scénario qu’est le tendon d’Achille de Comme un aimant. Les deux réalisateurs ne se contentent que de filmer des plans de la cité phocéenne en oubliant l’essentiel. Les phrases stéréotypées abondent, les personnages sont nombreux mais le scénario n’arrive pas à offrir une trame d’accroche. Le film traîne en longueur dû à l’ambiance lourde de certaines scènes sans intérêt. La progression dans la trame du film est inexistante. Les losers constituent une vraie fratrie, ils se font engueuler par leurs parents, ils font des coups, se font attraper, vont en prison sinon ils sont tués à coup de balle mais cela n’aboutit à rien de bon. On a l’impression de voir une tuerie en masse tout le long du film. Et le pire c’est qu’on n’éprouve aucun attachement pour eux. Cela est évidemment impossible car le scénario en lui-même n’engage pas les téléspectateurs à les admirer. Les « simples moments » ne sont pas transformés en film. Comme un aimant donne ainsi l’impression d’un reportage local à cause de ses failles scénaristiques et n’arrive pas à dépasser les limites géographiques. Cependant, tout n’est pas déméritant dans ce film. La bande originale est percutante avec de bonne musique qui ravira certainement les fans du rap. En bref, comme un aimant n’a rien d’un chef-d’œuvre. Toutefois, malgré un scénario un peu léger et de jeu d’acteurs amateur, pour une première œuvre d’Akhenaton il est regardable.

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